Vendredi 1 mai 2009 5 01 /05 /Mai /2009 14:40

Voilà, comme prévu, c'est fait...

Un blog pour partager nos notes de français, élèves de 1(9)... Certains en riront mais c'est un outil utile et j'espère efficace.
Si chacun prend une demi-heure de son temps pour taper ses notes d'un texte, nous finirons fatalement par tous avoir des notes complètes.

Je sais que certains viendrons juste pomper les informations... mais si chacun fait l'effort de partager un peu son travail, nous aurons tous mis toutes les chances de notre côté pour le bac qui n'est plus si loin !


Pour envoyer vos notes, soit vous laissez un commentaire (peu pratique... quoique), soit vous m'envoyez un mail, il sera posté le plus vite possible.
Surtout, envoyer quand même vos notes même si quelqu'un s'en ai déjà occupé, le but est de comparer et de comléter !

Pour commencer, je poste mes notes sur Invitation au voyage.


Merci d'avance


                                                                                                                                                                                                          Alex

Par Alex
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Vendredi 1 mai 2009 5 01 /05 /Mai /2009 15:07
 

Mon enfant, ma sœur,

Songe à la douceur

D'aller là-bas vivre ensemble,

Aimer à loisir,

Aimer et mourir

Au pays qui te ressemble

Les soleils mouillés

De ces ciels brouillés

Pour mon esprit ont les charmes

Si mystérieux

De tes traîtres yeux,

Brillant à travers leurs larmes.

 

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,

Luxe, calme et volupté.

 

Des meubles luisants,

Polis par les ans,

Décoreraient notre chambre,

Les plus rares fleurs

Mêlant leurs odeurs

Aux vagues senteurs de l'ambre

Les riches plafonds,

Les miroirs profonds,

La splendeur orientale

Tout y parlerait

À l'âme en secret

Sa douce langue natale.

 

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,

Luxe, calme et volupté.

 

Vois sur ces canaux

Dormir ces vaisseaux

Dont l'humeur est vagabonde;

C'est pour assouvir

Ton moindre désir

Qu'ils viennent du bout du monde.

 

Les soleils couchants

Revêtent les champs,

Les canaux, la ville entière,

D'hyacinthe et d'or;

Le monde s'endort

Dans une chaude lumière!

 

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,

Luxe, calme et volupté.








 

Par Alex - Publié dans : Poésie
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Vendredi 1 mai 2009 5 01 /05 /Mai /2009 15:11
 

Introduction : Charles Baudelaire est né le 9 avril 1821. Faute de bonheur familial, il entame plusieurs voyages dont un vers les indes. Le poème traite largement du thème du voyage, preuve de l’influence des déplacements de Baudelaire. « Invitation au voyage » est tiré du recueil Les fleurs du mal, œuvre principale de l’auteur. Baudelaire traite le voyage de trois façons différentes dans trois strophes distinctes : à travers l’art, le regard, un pays.



Le rythme : Le poème est composé trois distiques identiques et trois strophes de 12 vers ce qui fait 6 strophes. Ces strophes sont alternées 12 – 3 – 12 – 3 … C’est un rythme ternaire. Les distiques sont de huit syllabes, ils sont donc heptasyllabique. L es strophes de 12 vers sont composés de cycle de trois vers répétés quatre fois. Ce sont des vers impaires.


Les rimes : Il y a une alternance de rimes plates pour les distiques, rimes embrassées pour les strophes de 12 vers. Une harmonie se dégage de cette irrégularité. Les distiques forment un refrain : c’est une poésie musicale.


Strophe 1 : C’est un ailleurs inconnu (avec là-bas, mystérieux, ciels brouillés, soleils mouillés, au pays qui  te ressemble). C’est donc une invitation un voyage spirituel. L’auteur s’adresse à une femme, c’est une relation de tendresse, de complicité, intime, familiale. C’est au vers 2 qu’il l’invite avec l’imaginaire (songe) il n’y a pas de déplacement physique. Pourtant l’expression aller là-bas indique un mouvement et un lieu : c’est un lieu son nom et éloigné mais paradisiaque. C’est le lieu de l’amour en effet, on a 2 fois le verbe « aimer » : c’est une anaphore avec « aimer à loisir », comme on veut, sans contrainte et « aimer et mourir », sans limite temporelle. Il y a une correspondance qui s’établit entre l’espace et la femme qui pourra être changeant. Il y a aussi un parallèle entre « soleils » et « yeux » car « soleils » est mit au pluriel. Il y a un rapprochement entre « les ciels brouillés » et « larmes », c’est la proposition d’un endroit personnifié, d’un ailleurs spirituel. Cette première strophe indique donc un idéal de bonheur avec des contours flous donc inaccessible, c’est un voyage à travers le regard.


Distique : L’adverbe de lieu lors renvoie au lendemain de la première strophe c’est un lieu idéal où il fait normalement bon vivre. « Ordre et beauté » rythme binaire. « Luxe plus calme et volupté » rythme ternaire. C’est la description de cet ailleurs : On a un aspect visuel, l’aspect est sensuel et régulier c’est l’équilibre. Il y a fluidité, pas de cassure : c’est l’harmonie.


Strophe 2 : C’est un lieu précis : « chambre ». Le conditionnel avec « décore aussi sur la fillette a figuré sur le rait » et « parlerait » indique un univers hypothétique tandis que la chambre indique un univers personnel et intime mais partagé « notre » et « mon enfant, ma sœur ». Les mots « fleurs, riches plafonds, miroir profond, resplendeur orientale » indiquent une richesse orientale. Les sens sont invoqués : l’odorat (« senteurs de l’ambre, odeurs, fleurs »), la vue (« plafonds, miroir, meubles »), l’ouïe (« sa douce langue natale »), le toucher (« luisants, polis ») : c’est un espace de correspondance où les sens sont liés, on appelle cela la synesthésie. C’est un décor luxueux, très riche, lumineux. Un endroit de méditation, de contemplation, au calme et en sécurité. C’est la langue particulière à Baudelaire.


Strophe 3 : Dans cette strophe s’effectue un passage au réel. Nous passons du conditionnel à impératif. « Voyez » devient « vois » c’est une relation intime qui s’instaure. C’est un retour aux sources, près de la femme aimée. « ils viennent » remplace « là-bas ». C’est un bonheur personnel et est modeste avec élargissement sur l’horizon. La gradation au rythme ternaire traduit une imprécision « champs, canaux, ville entière ». Le soleil couchant quant à lui traduit une chaleur et donc un romantisme. Les couleurs « rouge et or » rappellent la chambre. Les mots « s’endort, couchant, dormir » traduisent une impression de repos et « calme, tranquillité » traduisent une grande harmonie. On a avec « bout du monde, vagabonde » un bonheur, un monde inaccessible est utopique. Le voyage avec la femme aimée est traduit par une personnification des bateaux.

 



Conclusion : C’est donc un voyage pour un ailleurs indéfinissable où la présence de la femme est indispensable, un voyage vers le rêve. D’un côté, l’âme voyage vers le bonheur tandis que le corps et statique.

 

Par Alex - Publié dans : Poésie
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Dimanche 3 mai 2009 7 03 /05 /Mai /2009 18:39

Chapitre 1

1)   En quoi ce premier chapitre est il une parodie de conte ?

-         Un château mais petit

-         Un prince mais illégitime

-         Un sage mais ricologie

-         Une princesse mais Cunégonde => (17 ans)

 

2)  Quelles sont les caractéristiques du conte dans ce conte ?

-         Conte classique « il y avais »

-         Conte classique «  ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants », ici pas de mariage, pas d’enfant.

-         Mystère autour de la naissance de candide « soupçonnait »

-         Situation marginale, peu orthodoxe, on sait qu’il va transgresser les règles dans le conte.

 

  

 

 

I-Un conte parodié

1.-Epoque médiévale : société féodale

- Référence à la guerre de 7 ans

 

2. Les héros : Candide et Cunégonde

Candide : de « candidus » signifie blancheur, c'est-à-dire l’innocence, la crédulité. Il est honnête, naïf, simple. Usage de l’hyperbole « mœurs les plus douces ».

Cunégonde : (Nom d’une princesse allemande canonisée pour sa supposée chasteté) jeune fille de 17 ans  «  haute en couleur, fraiche, grasse, appétissante » Vocabulaire culinaire associé à la beauté, passage uniquement esthétique.

 

3. Les autres personnages

Le baron : «  Monseigneur » il possède un titre se qui laisse a supposer qu’il s’agit de quelqu'un d’important. « Un des plus puissants » utilisation d’une hyperbole pour accentuer la notion engagée. Vocabulaire élogieux utilisé pour le décrire, Candide est admiratif.

La baronne : Elle est décrite en une phrase par Candide. Il ne parle pas de son âge mais s’intéresse à son poids, il s’agit d’une marque de respect mêlée d’ironie. Elle mène une vie moderne. La baronne est décrite de façon exagérée, burlesque.

Pangloss : Vien de « Pan » qui signifie « Tout » et « gloss » qui signifie « langue ». C’est un homme de langue. Il est polyglotte, c’est aussi un philosophe optimiste. Il est le précepteur de la famille. Le nom en des matières qu’il enseigne est exagéré ( longueur ) « métaphysico-théologo-cosmolo-nigologie ». Il s’agit d’une science fantaisiste qui regrouperai une étude des causes de l’univers et des principes premiers de la connaissance ( métaphysique ), Une étude des questions religieuse ( théologie ), et du cosmos ( cosmolo ). Finalement la Nigologie est un terme inventé par Voltaire qui pourrait désigner la science des nigots.

Fils du baron : une seule phrase à son sujet. Il n’est pas décrit de plus il n’a pas de nom, on peut donc supposer qu’il n’a pas d’avenir dans la suite du roman.

Voltaire bouleverse l’ordre protocolaire d’apparition des personnage (qui devrait être : Le baron, La baronne, Le fils, Cunégonde, Pangloss, Candide ) : Candide, Le baron, La baronne, Cunégonde, Le fils du baron, Pangloss. Il s’agit d’une petite pointe d’ironie de la part de Voltaire pour critiquer les manières de la société.

 

II-Les idées philosophiques

1.
Critique de la noblesse

Voltaire souligne l’inutilité du Baron et de la Baronne ( qui représente la noblesse ). Il Qualifie la puissance du Baron d’illusoire «  Sa grande salle même était ornée d’une tapisserie », la tapisserie est quelque chose de futile. Il détruit l’image du Baron, le baron cumule les emplois de ses valets car il n’a pas assez d’argent pour en avoir un a chaque poste.

Critique de la noblesse à propos de leurs exigences, de leurs préjugés, de leurs caprices. La mère de candide n’est pas mariée au père de Candide car il n’a « Il n’avait pu prouver que 71 quartiers ». Il insinue que dans la haute société les mariages ne sont que arrangés, qu’il n’y a pas d’amour, pas de bonheur. La noblesse est orgueilleuse  ( Hyperbole ).

2.
Dénonciation de la philosophie optimiste

Voltaire dénonce l’optimisme à travers Pangloss et sa philosophie. Il utilise une multitude d’exagération et d’hyperboles, «  meilleur des châteaux » « tout est au mieux ». Il dénonce la façon dont les philosophes optimistes font d’une banalité une preuve irréfutable à l’aide d’une démonstration grotesque. Pangloss considère comme une évidence ce qui ne l’ai pas. Il conditionne, Impose son jugement. Il n’est pas au service de la véritée. Si il est présent au château c’est pour justifier l’autoritée imposée ( les philosophes optimiste justifient l’autoritée imposée par la noblesse )

 

 

CONCLUSION

L’incipit présente les personnages principaux et permet de définir l’univers de l’enfance de candide. Il s’agit aussi d’une allégorie du château, monde clos définis comme un paradis bien qu’il plus identifiable à une prison. Voltaire laisse sous entendre des petits aprioris de critique, Cela reste tout de même minime.

 Raphaël G.

Par Alex
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